Juste une chanson un peu de circonstance...;) Ecrite par Jeanne Cherhal et qui résume assez bien l'adage que si rien n'est jamais gagné dans la vie, rien n'est fondamentalement perdu d'avance non plus...
A ma famille.
"Une fois comme ça, tu serais venu vers moi,
t'aurais parlé, très peu mais juste assez
Un mot idiot, ça peut quand même tenir chaud,
C'est là tout bas, et c'est dit rien que pour toi.
***
Silence. On pense. On est des chiens de faïence.
Les yeux peureux, on a les même mots vieux.
Tu vas pas bien, et moi je trace mon chemin.
T'es là, tu doutes, tu reconnais plus la route.
Moi qui n'est jamais rien su faire
je veux te sortir de l'hiver.
***
Un mur, c'est dur, à démollir, ça c'est sûr,
et là, tu vois, y a un mur autour de toi.
Il est discret, mais plus solide que jamais
C'est con le béton, quand ça prend c'est pour de bon.
Tu pleures du coeur, t'es enfermé dans ta peur.
Tu perd tes repères, mais t'es toujours mon père
Moi qui n'ai jamais rien su faire,
je veux te sortir de l'hiver.
***
Mais un matin, tu diras "je reviens de loin".
T'auras retrouvé le goût de respirer.
Ton mal enfin, ira crever dans un coin,
et en riant tu marcheras droit devant.
Ce matin là, tu t'approcheras de moi.
Pour me parler, très peu mais juste assez.
Des mots très beaux qui sauront me tenir chaud,
dans la lumière, tu seras sorti de l'hiver.
*
Dans la lumière, tu seras sorti de l'hiver.
***
Jeanne Cherhal, Douze fois par an