Houellebecq, ou l'impossibilité du Goncourt

Ô rage, ô désespoir, Houellebecq était en lice pour le Goncourt. Un bref rappel: son livre, ramassis de lieux communs en tous genres, était une sorte de pièce montée de provocation, rassemblant à lui seul voyeurisme, sexe et débauche, sur fond monochromé (entièrement noir évidemment). Le livre -retraçant l'évolution d'un clone- n'est pas sans évoquer l' apologie implicite de la secte raëlienne, le ptit gars fils de Jésus et des extra-terrestres. On pourrait presque en rire... Si les médias et les éditeurs n'étaient pas partis en lutte vers le Goncourt, cet Eldorado littéraire des temps modernes, pour placer leur poulain en tête de liste. Peut-être y-a-t-il une justice, peut-être les prix littéraires ne signifient plus rien. Qu'importe. Le livre s'est vendu à des milliers d'exemplaires? Qu'importe. La vraie littérature, qu'elle soit confidentielle ou pas se moque des effets de masse et de publicité. De nos jours qui se souvient d'un Casimir de La Vigne, pourtant célèbrissime à son époque? Le temps, immanquablement, rend hommage à ceux qu'il a parfois méconnu, et avec sa patine efficace, ne manque pas de mettre en relief les vrais talents. Alors pas de regrets monsieur Houellebecq: en littérature, la réussite n'est pas toujours preuve de génie.

5 Comments:
Ce commentaire a été supprimé par un administrateur du blog.
J'en ai un peu marre de touts ces pubs à la noix...
Ben il à eu le prix inter-allié.
Réservé aux journalistes ? Ooooh non !
Le prix inter-allié, lot de consolation? Eeeeh oui.
Mmmm Béa, ce que j'aime quand tu écris des trucs comme ça...Mais je te trouve toujours pas assez féroce avec cet adepte de "litterature facile" !
Enregistrer un commentaire
<< Home