littlefunnyworld

mardi, janvier 29, 2008

Cela revient toujours...


La journée finie vous rentrez chez vous, avec un sourire ami, un film à voir.
Mais ça revient...
Alors vous respirez profondément...
Mais c'est toujours là.
Et vous répondez oui, non, vous faites rire...
Mais toujours devant vous

Leurs yeux leurs larmes leur violence
larvée
rentrée

leur visage au désespoir


Leur détresse poursuit, leur tristesse obnubile.
Et cela vous habite et ne vous lâche plus.

Vous ne pouvez rien faire, et vous ne faites rien.

mercredi, janvier 23, 2008





Combien de temps, combien de jours, combien d'heures?


Tenir,


rester,



respirer à pleins poumons,





et puis
rire et hurler,
chuter,

chuchoter


dans un dernier souffle,


combien de courage, combien de lassitude......



Ca commence dans la gorge, lentement, sournoisement : un noeud. Et puis ca descend là, vers l'estomac et ca vous envahit.... Des poumons aux reins.


On suffoque, on étouffe.
La vieille bête est revenue.


Alors on lutte, on résiste...


On est au bord, on jette un coup d'oeil furtif au fond. Juste une oeillade. Et puis une autre. Et ça


tourne,


tourne


et ne cesse de tourner...


Tombera, Tombera pas?

mardi, janvier 22, 2008

Qui donc le saura jamais?


L'Amoureuse

Celle qui tendait les bras,
Celle qui aimait si fort,
Mais qui ne le savait pas,
Qu'aimer encore et encore,
Ça vous brûle, ça vous damne,
Celle-là qui, les yeux clairs,
Marchait les bras grands ouverts,
Et qui voulait tout donner,
Et tout prendre,
Celle-là s'en est allée,
Le coeur, d'amour, éclaté,
Les bras fourbus de se tendre,
Et d'attendre,

Fut-elle innocence,
Fut-elle démence,
Qui donc le saura jamais,
Qui donc le saura jamais?


Elle jouait, toute enfant,
Déjà, d'attraper le vent,
Dedans ses bras frêles,
Mais elle ne retenait rien,
Le vent, ça va et ça vient,
Et c'est infidèle,
Elle découvrit la mer
La garce lui fit son oeil vert
En robe d'écume
Elle se jeta dedans
Ses cheveux blonds s'emmêlant
Aux reflets de lune
Puis elle voulut aussi
Voler un morceau de nuit
Qu'elle pensait, éblouie
Tenir tout contre elle
Mais revint le coeur chagrin
L'eau, ça vous glisse des mains
Et c'est infidèle

Fut-elle innocence,
Fut-elle démence,
Qui donc le saura jamais,
Qui donc le saura jamais?

On a crié "c'est assez,
De vouloir t'écarteler,
A donner, à prendre,
A vouloir donner ton sang,
A te brûler tant et tant,
Tu deviendras cendre"
Elle ne répondait rien,
Elle espérait quand soudain,
On se le rappelle,
Comme l'hiver était venu,
Un homme lui est apparu,
Qui marchait vers elle,
Elle lui ouvrit les bras,
Et l'homme s'y réchauffa,
La caressa tant et tant,
Qu'elle en devint belle,
Ce fut, la nuit et le jour,
Le temps des chaudes amours,
Et l'homme restait toujours,
Il était fidèle,


Fut-elle innocence,
Fut-elle démence,
Qui donc le saura jamais,
Qui donc le saura jamais?

Puis l'hiver a disparu,
Les oiseaux sont revenus,
Il a dit "écoute,
J'entends les arbres craquer,
La forêt s'est réveillée,
Je reprends ma route",
Alors, elle tendit le bras,
Ce fut la dernière fois,
Et son couteau se planta,
Dedans l'infidèle,
Puis calme, elle se coucha,
C'est ainsi qu'on la trouva,
Morte, dans le petit jour,
D'avoir trop aimé d'amour,

Fut-elle innocence,
Fut-elle démence,
Qui donc le saura jamais,
Qui donc le saura jamais?
Fut-elle innocence,
Fut-elle démence,
Elle est morte désormais,
Nul ne le saura jamais,
Elle est morte au petit jour,
D'avoir trop aimé d'amour...

(Barbara/Barbara)

lundi, janvier 21, 2008

Je suis un soir d'été



Si j'étais moi....

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samedi, janvier 19, 2008

Un Océan sur Terre


Voilà un poème d'Apollinaire que je voulais mettre sur mon blog depuis un bail... Je l'ai lu très souvent de manière mécanique sans vraiment le comprendre et puis un jour j'ai enfin compris que l'Océan était une métaphore... Et vous que comprenez-vous?

J'ai bâti une maison au milieu de l'Océan
Ses fenêtres sont les fleuves qui s'écoulent de mes yeux

Des poulpes grouillent partout où se tiennent les murailles Entendez battre leur triple cœur et leur bec cogner aux vitres

Maison humide

Maison ardente

Saison rapide

Saison qui chante
Les avions pondent des œufs
Attention on va jeter l'ancre Attention à l'encre que l'on jette
Il serait bon que vous vinssiez du ciel Le chèvrefeuille du ciel grimpe
Les poulpes terrestres palpitent
Et puis nous sommes tant et tant à être nos propres fossoyeurs
Pâles poulpes des vagues crayeuses ô poulpes aux becs pâles
Autour de la maison il y a cet océan que tu connais
Et qui ne se repose jamais


Guillaume Apollinaire (1880 - 1918)

What else?











L'heureuse caféinomane vous salue bien! Je viens d'avoir un merveilleux cadeau dont vous aurez quelque idée d'après les photos suivantes... Pour parodier Baudelaire et vous mettre sur la piste je dirais juste : "Tout n'est qu'ordre, luxe et bon café!"


PS: j'y joins une photo de mon généreux père noël.

mercredi, janvier 09, 2008

Chacun cherche son chat....

Et ne le trouve pas forcément...
Le coeur n'est pas un instrument objectif. Impression de ne pas être soi. Impression de jouer un jeu. Un vilain petit jeu social qui ne m'amuse plus du tout. Au diable les convenances et la solitude. Je passe mon tour...




I'm so tired of playing,
Playing with this bow and arrow,
Gonna give my heart away,
Leave it to the other girls to play,
For I've been a temptress too long.
Hmm just,
Give me a reason to love you,
Give me a reason to be,
A woman,
I just wanna be a woman.
From this time, unchained,
We're all looking at a different picture,
Through this new frame of mind,
A thousand flowers could bloom,
Move over, and give us some room.

Yeah,
Give me a reason to love you,
Give me a reason to be,
A woman,
I just want to be a woman.
So don't you stop, being a man,
Just take a little look from our side when you can,
Sow a little tenderness,
No matter if you cry.

Give me a reason to love you,
Give me a reason to be,
A woman,
It's all I wanna be is all woman.
For this is the beginning of forever and ever,
It's time to move over ,
So I want to be.

I'm so tired of playing,
Playing with this bow and arrow,
Gonna give my heart away,
Leave it to the other girls to play.
For I've been a temptress too long.

Hmm just,
Give me a reason to love you.

hey je suis tombé sur un lien où on peut trouver les paroles de certaines chansons : http://www.paroles.net/chanson/46466.2

Enfants de pub...

Nous sommes tous des fils de..... pub! Si l'on considère le nombre de vidéos parodiques que l'on trouve sur internet en tout cas (humour raffiné s'abstenir...)



"Chéri, tu peux me passer le chocolat"......




Ah le miracle de la vie....

Quand on aime ne compte pas... :)

Ecoutez donc cette jolie chanson.....


lundi, janvier 07, 2008

Un petit brin de philosophie...







légende du deuxième dessin pour ceux qui seraient un peu bigleux ou qui n'y verraient que d'un oeil: "il y a des gens qui arrivent à écrire leur nom dans la neige en faisant pipi. Parmi eux il y a cependant davantage de Luc et de Jo que de Jean-Sébastien." :D








légende: il est quasiment impossible pour un mime.... D'imiter un asiatique tapant à la machine.
En ces jours de rentrée collective mornes et cafardeux voici un petit brin de philosophie et d'humour avec ce félin de dessinateur Philippe Geluck.

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Je pensais à Babooker

Quatre heures du matin impossible de dormir... Nuit blanche pour journée noire avec tout ce que la rentrée charrie de prometteur.... Soupir... Un seul mot d'ordre : tenir. Oui mais jusqu'à quand...

jeudi, janvier 03, 2008

Ah Jean-Claude!

Voici un extrait de l'inénarrable séducteur Jean-Claude Dusse... "j'ai perdu seize kilos et ma moquette...":D


E viva famiglia!

Ah le parrain.... Il me reste plus que le 2 et le 3 à voir et j'ai fini la trilogie: j'adoooooooooooooooore! "Tatagna tu as perdu un fils et moi aussi mais ce n'est pas personnel, c'est les affaires..."


mercredi, janvier 02, 2008

Passion Poelvoorde!

Ce que j'aime le plus chez Poelvoorde c'est qu'il est capable de tout. Ames sensibles s'abstenir!











mardi, janvier 01, 2008

Rire ou pleurer?

Rire définitivement... "Jean Gilles petit quenapan!" "oh eh ta jeule"....




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