littlefunnyworld

lundi, mars 24, 2008

Anyone else : Juno!





Your part time lover and a full time friend,
The monkey on the back is the latest trend,
Don't see what anyone can see,
In anyone else,
But you

Here is a church and here is a steeple,
We sure are cute for two ugly people,
Don't see what anyone can see,
In anyone else,
But you

We both have shiny happy fits of rage,
I want more fans, you want more stage,
Don't see what anyone can see,
In anyone else,
But you

I'm always tryin to keep it real,
Now I'm in love with how you feel,
I don't see what anyone can see,
In anyone else,
But you

I kiss you on the brain in the shadow of the train,
I kiss you all starry eyed,
My body swings from side to side,
I don't see what anyone can see,
In anyone else,
But you

The pebbles forgive me,
The trees forgive me,
So why can't,
You forgive me?
I don't see what anyone can see,
In anyone else,
But you

Du du du du du du dudu
Du du du du du du dudu
I don't see what anyone can see,
In anyone else,
But you.

Colère

Ce soir là, il pleuvait beaucoup. La nuit déjà épaisse s'obstruait de fines gouttelettes d'eau qui vous dégoulinaient dessus et s'infiltrait en vous jusqu'à l'épine dorsale. Derrière ses essuie-glaces, Didier pestait. Il en avait marre des journées mornes de son quotidien. Marre de sa bourgeoise, de son travail, de se lever sans but matin après matin.
Il était insatisfait, énervé, perdu.
Il écrasa une larme sur sa joue gauche. Et voilà qu'il se mettait à pleurer sans raison. De mieux en mieux. Il était humilié de se sentir si lâche. Par dessus tout, il était malheureux.
Tout à coup, comme sortie de nulle part, il aperçut une vieille dame sous la pluie. Son dernier souvenir fut le visage stupéfait de la vieille, éblouie par les phares, ruisselante d'eau et d'hébétude.
Lorsqu'il se réveilla, il aperçut la lumière brute des néons de sa chambre. Douloureusement il cligna une paupière. Puis l'autre.
Tourner le cou vers la gauche lui parut surhumain. Il y parvint pourtant et regarda le visage de la dame sur l'oreiller voisin. Il poussa un cri. Le dernier visage qu'il avait vu, là, pleins phares, sous la pluie.
La vieille plissa son visage déjà semé de rides et lui sourit.
"Qui êtes-vous? chevrota-t-elle, où suis-je?"
N'obtenant pas de réponse, son sourire tomba et ses lèvres minces se mirent à trembler. Une larme glissa dans les plis de sa joue.
"Je veux voir Jean" dit-elle.

jeudi, mars 20, 2008




I heard there was a secret chord
that David played and it pleased the Lord
But you don't really care for music, do you?
Well it goes like this:
The fourth, the fifth, the minor fall and the major lift
The baffled king composing Hallelujah

Hallelujah, Hallelujah, Hallelujah, Hallelujah

Well your faith was strong but you needed proof
You saw her bathing on the roof
Her beauty and the moonlight overthrough ya
She tied you to her kitchen chair
She broke your throne and she cut your hair
And from your lips she drew the Hallelujah

Hallelujah, Hallelujah, Hallelujah, Hallelujah

Well, maybe I've been here before
I've seen this room and I've walked this floor
I used to live with Leonard before I knew ya
I've seen your flag on the marble arch
But love is not a victory march
It's a cold and it's a broken Hallelujah

Hallelujah, Hallelujah, Hallelujah, Hallelujah

There was a time when you let me know
What's really going on below
But now you never show that to me do ya
But remember when I moved in you
And the holy dove was moving too
And every breath you drew was Hallelujah

Hallelujah, Hallelujah, Hallelujah, Hallelujah

And maybe there's a God above
But all I've ever learned from love
Was how to shoot somebody who outdrew ya
Well it's not a cry that you hear at night
It's not somebody who's seen the light
It's a cold and it's a broken Hallelujah

Hallelujah, Hallelujah, Hallelujah, Hallelujah
Hallelujah, Hallelujah, Hallelujah, Halle...
It's not what you're told
It's not her face
It's not his touch
In the room you both share
Where he's gone when he loved
When your time and your memory fills your dreams
When you're honest and together
Together no more
No more
Hallelujah, until you're nothing
Hallelujah, baby, until she's everywhere
Hallelujah, until together you are somewhere I'd lost
Hallelujah, Hallelujah.

Amnésie

Ce soir là, Paule sortit ses poubelles à son habitude. Comme toujours, elle ferma la porte à double tour de son appartement vétuste où les heures sonnaient pour rappeler toute la vacuité du temps qui passe et ne s'écoule plus. Les cadres aux murs pleins de ces photos sépias et couleurs évoquaient les années 70 de ses petits enfants. Ces pièces sentaient le chat et la soupline fraîcheur alpine. Paule descendit donc, comme chaque soir ses trois étages, et comme chaque soir dit bonsoir au concierge de l'immeuble, monsieur Marc, un homme étrange qui ne parlait jamais. Elle caressa le dos de Gribouille le matou matois qui la fixait d'un oeil arrogant. C'était le minet de MMe Latapie, une sombre vieille qui ne lui rendait jamais son bonjour. Paule soupira d'aise. Le soleil incandescent se couchait sur les toits de la ville dans la douceur de cette soirée de Mai.
Lorsqu'elle remonta, elle sentit comme un sentiment d'étrangeté lui courir l'échine. Le frisson, la chair de poule. Elle arriva chez elle, sortit les clefs, mais se heurta à un mur. Elle n'arrivait pas à ouvrir. La clef refusait obstinément de rentrer dans la serrure. Elle sentit un premier noeud dans l'estomac. Cela recommençait. Elle était perdue. Où était-elle? Que faisait-elle ici?
Elle déglutit difficilement. Un homme ouvrit brusquement la porte de SON appartement.
"On peut savoir ce que vous fabriquez derrière MA porte?"
Ce "ma" sonna et résonna dans sa boîte crânienne.
Considérant l'air hébété de la vieille il ajouta, radouci:
"Vous cherchez quelqu'un dans l'immeuble peut-être?"
Paule fit un signe de dénagation. "Je Cherche mon appartement". Ses yeux brillèrent un peu plus intensément. Une larme, puis une autre. Elle était perdue.
"Comment vous appelez-vous?"
Le vide. Elle ne pouvait plus parler. Son menton se mit à trembler bientôt suivi de tout son corps.
Ce n'était pas la première fois.
"Je prends des médicaments, vous savez."
Il la fit assoir sur un canapé.
Il lui donna à boire, appela la police pour qu'on retrouve son identité.
Paule avait peur que cette fois-ci la mémoire ne revienne plus.
La police arriva. Sans papiers, impossible de retrouver son identité. Il allait falloir l'amener dans un centre pour sans abris, ou attendre qu'un de ses proches ne vienne la chercher au commissariat cela pouvait prendre des jours. Dans cette solitude éperdue Paule pleurait secouant des épaules, secouant ses mains déformées par l'âge et l'arthrose.
Tout d'un coup un éclair. "Rue des Lilas, j'habite rue des Lilas, je le sais parce que le lilas est ma fleur préférée et que nous en avons planté un avec mon mari pour nos 20 ans de mariage, un mauve grand et fleuri." Paule sourit. Jean la protégeait bien après sa mort.
"Mais vous êtes rue des Lilas." Paule sourit. Cette fois-ci elle ne s'était pas trop éloignée. "Très bien j'habite au 31 de la rue des Lilas, au troisième étage" dit-elle rassérénée.
Le policier et le jeune homme se regardèrent.
"Vous y êtes et c'est le troisème étage" ajouta le jeune homme un peu peiné.
"Mais c'est impossible...."
"Il y avait bien un Lilas dans la cour mais il a crevé l'hiver dernier".
Elle eut un frisson, cette fois-ci c'était différent. Ce n'était pas elle qui ne souvenait pas. C'était le monde qui se dérobait. Elle savait qu'elle était descendue sortir les poubelles, qu'il faisait beau ce mois de Mai. "Quel jour sommes-nous?"
"Le 19 Novembre ".
A présent elle savait. Elle ne rêvait pas. Elle n'avait pas oublié.

dimanche, mars 16, 2008

Je suis portée par un centaure...




je suis un alligator et je marche
tu es un rhinocéros et tu danses
tes yeux posés sur mes hanches
là qui sont pour toi
tes deux mains se balancent autour de moi


je suis portée par un centaure
jamais je ne suis seule quand la ville dort

je suis un aéroport et je plane
tu es une course folle qui s'étale
nos quatre mains claquent et tournent dans le vent
jamais je n'aurais cru dire ces mots simplement

je suis portée par un centaure
jamais je ne suis seule quand la ville dort

je suis un dragon d'or mon ange
tu es un sémaphore qui s'allonge
j'ai vu le crépuscule à tes genoux
onduler et te sauter au cou

je suis portée par un centaure
jamais je ne suis seule quand la ville dort
depuis ses bras qui m'entourent
jamais je ne suis seule quand la ville dort

mercredi, mars 12, 2008

Wasting my time

Il y a des choses qui changent, d'autres qui ne changeront jamais.
Mais c'est à chaque fois la même douleur, le même gouffre au coeur. Cette énorme morsure, ce vide, cette nausée. J'en ai la tête qui tourne, une grande fatigue. Ou bien c'est la lassitude. Et l'on se fait prendre à chaque fois, on veut y croire et on y croit.
Déception, déception, déception.
"Je n'ai pas appelé pour toi" "J'ai fait un faux numéro".
Et c'est votre père.
Et après tout peut-être ce n'est pas grave.
Mais qu'est-ce que ça fait mal bon sang, qu'est-ce que ça fait mal.

lundi, mars 10, 2008

Quoi d'autre? Everything else

Being depressed

Quoi de plus déprimant que d'être en compagnie de quelqu'un qui vous dit qu'il s'ennuie avec vous?
Au royaume du tact je crois qu'on appelle ça un con.
J'ai passé la deuxième partie de ma soirée avec un ami qui n'a cessé de me répéter que cette soirée à deux était déprimante.
J'ai passé la moitié de mon week-end à me remettre en question.
C'est vrai ça. Faire fuir les gens c'est un des trucs qui me fait le plus flipper au monde. C'est comme ça.
A chacun ses angoisses.
On se dit que forcément quand les gens vous tournent le dos, ou bien tout simplement vous abandonnent c'est de votre faute car vous n'êtes pas assez bien pour eux. On souffre parce qu'on se dit qu'on ne convient pas et on ne sait pas exactement pourquoi on ne convient pas. C'est ce flou qui est le plus difficile à avaler en quelque sorte. Car on ne sait pas finalement quelle est notre FAUTE. Mais si on ne peut pas le dire c'est parce que spécifiquement ce n'est en rien NOTRE faute.
Les gens qui choisissent de vous retirer leur amour, ou leur temps de manière soudaine et sans aucune raison préalable sont eux les responsables. Ce sont eux les instables. Et plus que tout, ce sont eux les grands perdants.

jeudi, mars 06, 2008

Sacré Maurice!!

Ma mère vient de me faire connaître Maurice Chevalier! Et déjà rien que ça c'est énorme. Que ma mère connaisse l'auteur de "Prosper", de "oui au whisky" et "du chapeau de zozo" me laisse sur le fessier.:D