littlefunnyworld

mercredi, juillet 23, 2008

Au nord constamment de l'amour

Elle avance dans moi par des voies sans lumière
Et le jour petit-lait se répand tout à coup
Sa main subtile allume à chaque instant la paille cachée
Ah que j'aime cette femme et que le monde est opaque
Le vrai des choses grésille sous les apparences
Et puis l'âme est si loin tapie, on dirait même
Que des eaux secrètes en dedans font notre silence
Elle avance dans moi moi dans elle par bonds
Par blessure par joie par pulsation de l'air
Par battement de racines par danse des feuilles
Mais c'est plein de miroirs au creux de nous
C'est un manège au creux de nous qui ne s'arrête pas

Elle avance dans moi blessée moi dans elle sans tête
Moi dans elle sans yeux sans visage sans mains
Nous nous habiterons l'un et l'autre sans raison
Nus sans couleurs au terme du voyage

Pierre Morency
poèmes de la froide merveille de vivre, in Au nord constamment de l'amour

Jog along Bess

dimanche, juillet 20, 2008

Song to the moon



Silver moon upon the deep dark sky,

Through the vast night pierce your rays.

This sleeping world you wander by,

Smiling on men's homes and ways.

Oh moon ere past you glide, tell me,

Tell me, oh where does my loved one bide?

Oh moon ere past you glide, tell me

Tell me, oh where does my loved one bide?

Tell him, oh tell him, my silver moon,

Mine are the arms that shall hold him,

That between waking and sleeping he may

Think of the love that enfolds him,

May between waking and sleeping

Think of the love that enfolds him.

Light his path far away, light his path,

Tell him, oh tell him who does for him stay!

Human soul, should it dream of me, Let my memory wakened be.

Moon, moon, oh do not wane, do not wane,

Moon, oh moon, do not wane....

jeudi, juillet 17, 2008

Depuis quelques temps la beauté m'apparaît de manière spontanée et éphémère comme jamais auparavant. Elle est là, nue,troublante, si violente qu'elle me chavire le coeur. Dans les paroles d'une mère, dans un morceau de musique, à travers un paysage. Elle me transperce le coeur. Comme si elle s'échappait des êtres et des choses sans que ceux-ci s'en rendent compte. Inconstante, elle apparaît pour disparaître et ne se laisse jamais saisir comme de l'eau qui s'échappe dans la paume de votre main. Le temps d'un éclair, elle est là, vous fascine. Cela vous coupe le souffle, vous fige et remplit ce qui vous entoure d'une lumière invisble. Vous ne savez plus bien alors si vous voyez ce qui s'offre à vous avec vos yeux ou avec votre âme.
Qui dira l'ineffable beauté du monde?

Quelque part sur la Terre :)









dimanche, juillet 13, 2008

Hieroglyph of the human soul

samedi, juillet 12, 2008

Méditations

I know a girl laying down
She's sleeping
Weeks at a time
And when she wakes up
She watches TV
Counting cracks in the ceiling

No, I don't know what she's thinking
So I give up, waiting for someone waiting
Talking to someone, staring

I never come around
I never come around
I left her fifteen years behind
Girl's laying down
Never come around

So much for girl staying
In afraid of
Beeing needed
And seen she watches
The world on a screen
She's distant
And God knows I tried to leave her
But she's got a constant fever

I let it slip my mind
I never come around
I never come around
I left her fifteen years behind

I know a girl laying down
No, I never wasted my time
We have something in common
She's as different as I am

Anna Ternheim


mardi, juillet 08, 2008



A défaut de mettre celle que je cherchais...

vendredi, juillet 04, 2008

Là où je suis née