littlefunnyworld

jeudi, août 14, 2008

Another time drunk

It's thursday evening. Being a bit depressed. Drink to forget and then you forget you drink... Quick being drunk, ask to a girlfriend to join me on a party! Et dire que je parlais maturité avec nicolas il y a à peine une heure. Desperate case. That is what I am. Et si la maturité se mesure à l'équilibre d'une personne, au fait qu'elle ne se mette jamais en danger et qu'elle sache constamment où elle va, alors this is sure i will never grow. May the age of adulthood is not for me as I am a constant teenager, as I write on this blog as if I were fourteen. Mais comme à chaque fois que je me sens impuissante face aux grandes tensions affectives qui circulent dans ma vie et à ces changements que je ne maîtrise pas et qui m'angoissent si fort je fais n'importe quoi. C'est comme si j'effaçais les pas que je viens de faire auparavant. As if I was forgetting all this year's stuffs. As a constant circle which you can't escape. And that's it.
This is bullshit!!!

Raison contre émotion

mercredi, août 13, 2008




mardi, août 12, 2008

Le réveil sonne. Il est six heures. J'ouvre un oeil et puis l'autre. Un gros soupir envoyé bruyamment vers le plafond. Il me faut me lever et prendre le train pour ma nouvelle ville, pour ma nouvelle vie. Le cafard pèse sur mes épaules plus que le ciel bas et lourd de Toulouse. Tiens il fait tellement lourd que je ne peux plus respirer. Je m'enfonce dans la ville endormie en ce début de jour. S'acheter un journal, manquer de se trouver mal dans le kiosque à journaux, s'éponger le front, prendre son train. Vu d'ici les perspectives de rentrée ont le goût des angoisses que l'on peut éprouver la nuit. Irrationnelles, complètement infondées, elles vous grignotent le ventre et se nichent au creux de votre diaphragme dans le but évident de vous couper le souffle. Tout vous semble incertain, vous n'avez pas confiance. Vous vous sentez seul pour tout reconstruire. Vite le temps de s'endormir la bouche grande ouverte dans le train. Les quatres heures et demies de sommeil que vous venez d'avoir n'ayant pas suffit à votre repos.
Et puis soudain me voilà arrivée. Le soleil s'étale sur la nature castraise et sur ses montagnes qui viennent se perdre dans le ciel nuageux.
Tout ira bien.

vendredi, août 08, 2008

No compromise

Assis sur son lit, Jean-Yves contemple les gratte-ciels de Dubaï. Du 42ème étage le soleil semble se coucher et disparaître entre ces grandes tours à l'occidentale. Le regard perdu dans le vide suit le firmament jusqu'à son dernier souffle. Le mois prochain, il fêtera ses cinquante-quatre ans. Le mois prochain il sera au chômage. Licencié. Il va accepter ses lourdes indemnités et se retirer gentiment de son poste de manager dans l'industrie du pétrôle. Son poste? Récupéré par un jeune quadra aux dents longues.
Lui-même il y a plus de dix ans.
Il y a un peu plus de dix ans, c'était lui qui était de l'autre côté de la barrière, lui qui prenait le poste et s'embarquait dans ce marché capricieux, ce poste ingrat où vous devez jongler entre les pressions qui viennent d'en haut et les impératifs du terrain. Il en a vu défiler des hommes, de la main d'oeuvre. Des Philippins, des Slaves, de l'humain bon marché. Rentable, toujours et toujours plus. Travailler mieux, travailler plus. Il s'en souvient: de suite tout s'était emballé, son travail, le rythme imposé par les quatre/quatre, les cinq/cinq. Cinq semaines chez toi peinard, cinq semaines au turbin et au diable les décalages horaires, les décalages de la tête. Pas de temps d'adaptation on repart direct. Si ça te plaît pas y en a vingt qui attendent ton poste.
Très vite, les supérieurs satisfaits, les primes importantes et puis les années qui se suivent et se ressemblent toutes. Vite gagner un peu plus, toujours plus. Et puis le temps qui file et défile en un claquement de doigt. A peine le temps de dépenser ce que tu gagnes. A peine le temps de voir grandir les enfants.
Et aujourd'hui il était là, planté sur ce lit comme un oiseau perdu, un migrateur qui ne retrouverait plus le chemin du retour. C'est là au creux de son abdomen, ce sentiment trouble de vide, de vacuité. Ce gouffre abyssal qui l'entraîne plus bas, plus loin dans le désespoir. Inapte, inutile à la société. Il se sent rejeté maintenant qu'il ne peut plus leur servir. Il est l'homme kleenex. Bon pour la casse. Payé et acheté grassement par l'industrie du pétrôle, utile et utilisé pour finalement être jeté. Tétanisé sur son lit, cet homme de l'instant se sent partir. Le souffle de la climatisation vient lui lécher la joue. Le souffle du désespoir qui l'embrasse et l'étreint.

jeudi, août 07, 2008

Si Rome ne s'est pas faite en un jour alors nous combien de temps pour nous construire? Rentrer dans ces années stabilités fossilisantes qui précèdent la crise de la quarantaine. Le travail, le gentil mari, le crédit sur vingt ans et qui sait le fox terrier et le poisson rouge. Et qu'on ait 20, 40, 60 ans toujours les mêmes questions vues sous les angles respectifs des nos tranches de vie. Pourquoi l'amour? Y croire une nouvelle fois? Recommencer sa vie professionnelle quand on ne sait pas encore exactement la tâche qui nous sera confiée? Dire "bonjour josette" à françoise qui sourit poliment... Déménager, jeter, se meubler, consommer... Découvrir, faire confiance, se lier... et repartir. Pas de port, pas d'attache. Voir et découvrir, ouvrir l'oeil et tout recommencer. Combien de temps pour nous construire? Pour nous poser? Mais c'est toujours partir, déménager, recommencer.