Le réveil sonne. Il est six heures. J'ouvre un oeil et puis l'autre. Un gros soupir envoyé bruyamment vers le plafond. Il me faut me lever et prendre le train pour ma nouvelle ville, pour ma nouvelle vie. Le cafard pèse sur mes épaules plus que le ciel bas et lourd de Toulouse. Tiens il fait tellement lourd que je ne peux plus respirer. Je m'enfonce dans la ville endormie en ce début de jour. S'acheter un journal, manquer de se trouver mal dans le kiosque à journaux, s'éponger le front, prendre son train. Vu d'ici les perspectives de rentrée ont le goût des angoisses que l'on peut éprouver la nuit. Irrationnelles, complètement infondées, elles vous grignotent le ventre et se nichent au creux de votre diaphragme dans le but évident de vous couper le souffle. Tout vous semble incertain, vous n'avez pas confiance. Vous vous sentez seul pour tout reconstruire. Vite le temps de s'endormir la bouche grande ouverte dans le train. Les quatres heures et demies de sommeil que vous venez d'avoir n'ayant pas suffit à votre repos.
Et puis soudain me voilà arrivée. Le soleil s'étale sur la nature castraise et sur ses montagnes qui viennent se perdre dans le ciel nuageux.
Et puis soudain me voilà arrivée. Le soleil s'étale sur la nature castraise et sur ses montagnes qui viennent se perdre dans le ciel nuageux.
Tout ira bien.

0 Comments:
Enregistrer un commentaire
<< Home